L’éducation dans le monde protestant
depuis la Révolution

Après la Révolution française, un système d’enseignement public se met peu à peu en place, avec les lycées et les grandes écoles. Les protestants ont largement participé  aux grandes réformes scolaires et universitaires de la IIIe République.

De l’Édit de Tolérance (1787) à la fin du Second Empire (1870)

Pendant la Révolution française, après le départ des jésuites et de leurs collèges du fait de la perte de légitimité de la Sorbonne, les projets d’éducation sont nombreux et largement débattus, qu’il s’agisse d’apprentissages élémentaires, de pédagogie, de formation générale et professionnelle des élites. Peu à peu des écoles nouvelles se créent et un système scolaire se dessine, écoles primaires, lycées, grandes Ecoles, dites écoles spéciales, facultés de droit, de médecine, de lettres et de sciences.

La Troisième République (1871-1939)

Au début de la Troisième République, un système d’enseignement public se met en place avec ses règles.

Les grandes lois d’enseignement (1881, 1885, 1891) instituent :

  • un enseignement primaire gratuit, laïc et obligatoire : tous les enfants âgés de 6 à 13 ans doivent recevoir un enseignement. Celui-ci est gratuit : les familles des élèves n’ont rien à payer. Il est laïc, c’est à dire qu’il donne une instruction morale, mais aucune instruction religieuse. Tous les instituteurs reçoivent une formation dans les Ecoles normales.
  • un enseignement secondaire et universitaire (payant jusqu’en 1930) . Les professeurs sont formés dans les universités et doivent passer dans chaque discipline le concours d’agrégation.

Plusieurs réformateurs, Jules Ferry pour l’enseignement primaire, Louis Liard et Emile Durkheim pour l’enseignement secondaire et universitaire ont eu parfois des liens étroits avec le milieu protestant

Cependant, les protestants ont aussi favorisé la création d’enseignements privés (l’Ecole Alsacienne, l’Ecole Libre des Sciences Politiques).

Les Facultés de théologie (protestante et catholique) sont, depuis les lois de 1877, des établissements d’enseignement supérieur privés.

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