Pierre-Antoine
Rabaut-« Dupui » (1746-1808)

Fils du pasteur Paul Rabaut, frère de Rabaut-Saint-Étienne et de Rabaut « Pommier » (pasteur, député girondin), il fut un laïc réformé. Né à Nîmes, il fait ses études à Genève, se tourne vers le commerce, et il est, comme ses frères « girondins », mis en prison sous la Terreur (cf. révolution de 1789). Il est commissaire du Directoire de Nîmes, membre des Anciens (1797-1799), et « législateur » pour le Gard de 1800 à 1807.

Un laïc engagé

  • Rabaut Saint-Étienne
    Rabaut Saint-Étienne © S.H.P.F.

Son rôle devient important après la signature du Concordat avec le pape. Dès la fin de novembre 1801, il rencontre Portalis et déclare que le gouvernement n’établira pas d’inspecteurs, de hiérarchie parmi les pasteurs. Devenu secrétaire du consistoire de Paris, il envoie à partir de 1803 des circulaires aux Églises et tient le rôle, entre le gouvernement et elles, d’une sorte d’intermédiaire officieux. Ses initiatives ont certainement permis de faire fonctionner une organisation mal adaptée. Plus tard, au début de l’Empire, il a paru croire à la possibilité d’une «réunion» des cultes chrétiens à laquelle il pensait que Napoléon serait favorable.

Disgracié après 1807 (il perd son siège au Corps Législatif), il est nommé conseiller de préfecture à Montpellier.

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