Le pédagogue

À 26 ans, en 1541, à Genève où il suit Calvin, il devient « régent et maître d’escolle » au collège, où jusqu’en 1544, il va se passionner pour la formation des jeunes esprits.

« J’ai voulu descendre à la portée des enfants et pour eux je ne rougirai de rien, pas même d’aller à cheval sur un bâton. » (La République de Moïse)

Le Collège de Genève, parfois appelé Collège de Rives, est très vite devenu l’un des plus grands centres universitaires d’Europe grâce à l’adoption des principes humanistes, formant des réformateurs originaires de tous les pays.

Pour ses élèves, il compose, en latin tout d’abord, quatre tomes de « Dialogues sacrés », dialogues très vivants entre personnages bibliques :

« Vite, mettons nos brayes, Dieu arrive ! »

À propos de ces Dialogues, (la forme même de dialogue avait été rendue populaire par Érasme), Charles Nodier écrira au XIXe siècle que « le bon Castellion était sous plus d’un rapport le Fénelon des protestants ».

On dénombrera 134 éditions, (dont une cinquantaine au XVIe siècle), de cette histoire abrégée de la Bible, plus plaisamment présentée que par un catéchisme.

Le Collège de Genève
Le Collège de Genève © Église réformée de Savoie
Sébastien Castellion, Dialogues sacrés
Sébastien Castellion, Dialogues sacrés © Genève, Institut de la Réformation
Sébastien Castellion, Dialogues sacrés
Sébastien Castellion, Dialogues sacrés © Genève, Institut de la Réformation

Avancement dans l'exposition

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