La Conjuration d’Amboise (1560)

Le parti réformé tente de s’emparer de la personne du roi pour le soustraire à l’influence des Guise.

Naissance de la Conjuration

  • Conjuration d'Amboise (15 mars 1560)
    Conjuration d'Amboise (15 mars 1560) © S.H.P.F.

Après la mort d’Henri II en 1559, Catherine de Médicis est régente pour son fils le roi François II. Le pouvoir effectif est exercé par la régente et par les Guise : le duc de Guise est lieutenant général du royaume. Les protestants se sentent menacés après l’exécution du conseiller au parlement de Paris Anne du Bourg.

Le parti réformé décide alors de s’emparer de la personne du roi pour le soustraire à l’influence des Guise.

La reine Élisabeth d’Angleterre, chef de l’Église anglicane, accorde une subvention à la conjuration.

Antoine de Bourbon refuse de diriger la conjuration. On pense alors à Louis de Bourbon, prince de Condé. Calvin et la plupart des Églises réformées désavouent la préparation.

Le complot mal préparé échoue

  • Répression d'Amboise (1559)
    Répression d’Amboise (1559) © B.P.U. Genève

Le chef du complot, La Renaudie, un petit noble périgourdin, réunit une troupe d’environ 200 hommes qui arrive par la Loire et assiège Amboise où la cour est installée. Mais il y a des fuites, les Guise parviennent à capturer les conjurés et dès le 17 mars 1560, la répression commence.

La répression est impitoyable

La Renaudie est tué, son corps est écartelé. Les autres chefs de la conjuration sont exécutés à Amboise devant la cour et des notables, spécialement invités pour assister au supplice.

Le prince de Condé désavoue ses partisans.

La répression suscite en divers lieux des soulèvements de protestants qui s’emparent d’églises pour y célébrer leur culte.

Bibliographie

  • Livres
    • ROMIER Lucien, La conjuration d’Amboise, Perrin, Paris, 1923

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