Gustave Fornier de Clausonne (1797-1873)

Un notable laïc influent

  • Gustave Fornier de Clausonne (vers 1870)
    Gustave Fornier de Clausonne (vers 1870) © Collection privée
  • Synode de l'Église réformée de France (juillet 1872)
    Synode de l'Église réformée de France (juillet 1872) © S.H.P.F.

Magistrat, président à la cour de Nîmes, le baron de Clausonne fut membre du consistoire de cette ville et président de sa Société biblique. Sa position fut celle d’un libéral très modéré qui refusait tant l’idée d’un schisme que celle de quitter l’Église (à la différence d’un Félix Pécaut par exemple). Sa foi est traditionnelle et, surtout – originalité parmi les libéraux – il est très attaché à l’institution des synodes, où il lui est arrivé de voter avec les évangéliques pour tenter de maintenir un équilibre.

Au synode de 1872, dont il est vice-président, il a proposé une formule de compromis : exprimer la foi du synode (donc révisable) et non celle de l’Église. La proposition fut refusée et la cassure ne put être évitée. Homme de vaste culture, très respecté, il est la parfaite figure de ces notables laïcs protestants du XIXe siècle, dont le rôle public était très important.

Gustave Fornier de Clausonne (1797-1873)

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