Le Siège d’Orléans
(février 1563)

Gravure de Tortorel et Perrissin

Contrairement à ce qu’indique le titre, le siège eut lieu au mois de février. Après la victoire catholique de décembre à Dreux, François de Guise est plus que jamais le héros des Parisiens, et veut s’imposer à Orléans, capitale protestante, dont François d’Andelot, frère cadet de Gaspard II de Coligny, est gouverneur. L’estampe représente les armées et l’artillerie du duc en place devant Orléans, prêtes à donner l’assaut à la ville. Malgré la déformation, la topographie des lieux est respectée, l’action se concentrant autour du pont coupé en deux par l’île des Mottes, mais aucun monument important n’est identifiable. Les deux tourelles du pont sont déjà prises, mais d’Andelot a réussi à empêcher l’armée catholique d’aller plus loin : les hommes se font face à l’entrée de l’île en tirant de leurs armes à feu, et les canons sont pointés, prêts à décharger leurs boulets. Les soldats français, gascons et espagnols ainsi que les mercenaires suisses sont répartis dans les faubourgs du Portereau et de Saint-Jean Le Blanc symbolisés par deux clochers, attendant, de l’autre côté de la Loire, l’ordre d’attaquer. La défense protestante s’est massée sur l’île des Mottes et derrière l’enceinte, alors que l’île de la Madeleine est déjà aux mains des catholiques.

Le Siège d’Orléans, février 1563

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