Samuel Bernard (1615-1687)

Peintre et graveur

Issu d’une famille réformée et immergé dans le milieu artistique protestant, Samuel Bernard finira par abjurer après la Révocation.

L'artiste

  • Louis XIV, par Samuel Bernard
    Louis XIV, par Samuel Bernard © Collection privée

Samuel Bernard naît le 8 novembre 1615 à Paris. Son père fait partie des nombreux peintres du faubourg Saint-Germain et lui donne les premiers rudiments de sa formation qu’il poursuivra auprès de Simon Vouet et de Louis du Guernier.

Samuel est peintre à l’huile, à la gouache et graveur. Il a gravé des portraits dont celui de Louis du Guernier, peintre en miniature avec lequel il travaille. Comme ce dernier, il fait partie du groupe des premiers Académiciens. C’est en même temps que lui qu’il est nommé professeur, en 1655.

Le protestant

  • Temple de Charenton
    Temple de Charenton © S.H.P.F.

Samuel Bernard est d’une famille réformée (son père et son grand-père sont protestants).

Le 8 octobre 1645, il se marie au temple de Charenton. De ce mariage naissent neuf enfants qui tous sont baptisés à Charenton. Les noms des parrains et marraines témoignent de l’attachement de Samuel Bernard au milieu réformé et artistique. L’aîné a pour parrain Thomas Pinagier ; La deuxième, Marie, Louis Testelin ; Le troisième, Gabriel, a pour marraine la femme de Sébastien Bourdon, Suzanne du Guernier, sœur de Louis. Samuel Bernard est le père du célèbre traitant qui fut baptisé à Charenton en 1651.

Artiste, protestant et converti

  • Le financier Samuel Bernard (1651-1739), fils du peintre
    Le financier Samuel Bernard (1651-1739), fils du peintre © S.H.P.F.

Le 10 octobre 1681, à la requête de l’ordre royal destituant les protestants des charges qu’ils ont à l’Académie, Samuel Bernard démissionne avec Henri Testelin, Louis Ferdinand et Jean Michelin. Louis Ferdinand le fils, Jacques Rousseau et Mathieu Lespagnandelle, absents lors de la séance de réunion, sont tenus de démissionner sur ordre royal pour être remplacés par des catholiques.

Le 16 octobre 1684, il assiste à l’enterrement de son petit-fils Samuel (le fils du traitant) au cimetière réformé des Saints-Pères. Mais sous la pression des événements, il abjure après la Révocation.

Après son abjuration, il est réintégré dans son rang de Conseiller-Professeur le 27 octobre 1685. Le 24 juin 1687, il meurt en sa maison, rue de l’Université. Il est enterré par le clergé de Saint-Sulpice.

Bibliographie

  • Livres
    • JAL Auguste, Dictionnaire critique de biographie et d’histoire, Plon, Paris, 1867, Volume 4
    • MONTAIGLON Anatole de, PV de l’Académie royale de peinture et de sculpture

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