Le Séminaire de Lausanne (1726-1812)

Séminaire créé à Lausanne sous l’impulsion d’Antoine Court pour former les pasteurs qui exerceront en France au temps du Désert.

Le projet d'Antoine Court

  • Plaque commémorative du séminaire de Lausanne (1769-1812)
    Plaque commémorative du séminaire de Lausanne (1769-1812) © O. d'Haussonville

Le programme de reconstruction des Églises réformées en France mis au point par Antoine Court à partir de 1715 comprend plusieurs volets :

  • Rétablissement de la discipline et de l’organisation ecclésiale d’avant 1685,
  • Formation théologique des pasteurs dans un cadre académique.

Antoine Court ne dirige pas le Séminaire de Lausanne, mais il l’organise. Son rôle sera à la fois celui de moniteur et de secrétaire, tout en faisant le lien avec les Églises de France.

Création du Séminaire

Le Séminaire est destiné à remplacer les Académies réformées, fermées dès avant la révocation de l’édit de Nantes.

De 1726 à 1744, environ quarante étudiants s’y succèdent, à raison de deux à quatre à la fois.

De 1745 à 1812, l’effectif se stabilise entre douze et seize étudiants par année, et le cursus des études s’allonge.

Les enseignants sont des professeurs de l’Académie et des pasteurs qui viennent de Zurich, Berne et Genève.

Les proposants sont envoyés à Lausanne clandestinement par décision du synode. Plusieurs provinces exigent qu’avant de se rendre à Lausanne, l’étudiant ou le proposant signe un double engagement de revenir dans la province dont il dépend, et de ne pas abandonner son dessein initial.

Plan d'études

Les études ne durent d’abord qu’un an au maximum, étant donné l’urgent besoin de pasteurs au Désert.

À partir de 1745, les études sont échelonnées sur deux ans, elles comprennent si possible le grec, la philosophie et la théologie.

À partir de l’édit de tolérance (1787), les exigences des candidats sont plus grandes et les études atteignent cinq années : deux années préparatoires consacrées à l’étude de la grammaire et de la logique, puis trois ans de théologie, histoire ecclésiastique, morale, physique et mathématiques.

L’enseignement de la théologie est marqué par la philosophie des Lumières et une part plus grande est faite à la « raison ».

Cérémonie de consécration

Pour exercer régulièrement leur ministère, les proposants sont reconnus par un acte liturgique prévu par la discipline de l’Église réformée de France depuis le XVIe siècle : la consécration.

À partir de 1730, il est admis que la consécration a lieu à Lausanne ou dans une autre Église réformée étrangère ou en France, avec la présence d’au moins trois pasteurs.

Fin du Séminaire de Lausanne

Le Séminaire de Lausanne cesse son activité à la suite de la création de la Faculté de théologie de Montauban (loi de l’Empire, 1808).

Le 18 avril 1812, a lieu une cérémonie de clôture à Lausanne.

Carte

Bibliographie

  • Livres
    • LASSERRE Claude, Le Séminaire de Lausanne, Bibliothèque historique vaudoise, Lausanne, 1997

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