Gaspard de Coligny (1519-1572)

Gaspard de Coligny, seigneur de Châtillon, consacre sa vie au service de la royauté. Gagné à la Réforme, il prend la tête du parti protestant. Il est assassiné lors de la Saint-Barthélemy.

Le chef incontesté des protestants

  • Gaspard de Coligny (1519-1572)
    Gaspard de Coligny (1519-1572) © S.H.P.F.

Élevé dans la religion catholique, Gaspard de Coligny adhère aux idées de la Réforme au cours de sa captivité (1557-1558) à la suite de la bataille de Saint-Quentin contre les Espagnols où il lit et médite la Bible.

Il jouit d’une grande faveur à la cour d’Henri II qui le nomme amiral de France en 1552.

En 1560, il présente une requête au roi pour la construction de temples et la suppression des peines contre les protestants. Il prépare avec Catherine de Médicis le Colloque de Poissy (1561).

Au cours des premières guerres de religion, il a un rôle de premier plan et, après la mort du prince de Condé à Jarnac, il devient le chef incontesté des protestants. Après la paix de Saint-Germain (1570) qui clôt la troisième guerre de religion, Coligny est invité à la cour, où il jouit de la faveur du roi. Il incite Charles IX à soutenir les rebelles des Pays-Bas contre le roi Philippe II d’Espagne. Ce projet suscite l’hostilité de Catherine de Médicis et l’exaspération du camp des catholiques, mené par les Guises.

L'attentat

  • Assassinat de Coligny (1572)
    Assassinat de Coligny (1572) © S.H.P.F.

Le 22 août 1572, Coligny est victime d’un attentat, derrière lequel se profilent Catherine de Médicis et plus vraisemblablement les Guise, commandités ou non par l’Espagne.

Cet attentat manqué provoque, dans les deux camps, colère et angoisse et déclenche le massacre de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572, qui commence par l’assassinat de l’amiral. Son corps est jeté par la fenêtre de sa maison.

L’assassinat de Coligny d’après Agrippa d’Aubigné (Histoire Universelle) : Besme entre dans la chambre, trouve l’Amiral, sa robe de nuit sur lui, à qui il demande : « Es-tu l’Amiral ? ». La réponse fut « Jeune homme, respecte ma vieillesse » (…) Besme lui passa l’épée au travers du corps et, la retirant, lui met le visage en deux. Le duc de Guise demandant si la besogne était faite et Besme ayant répondu que oui, on lui commanda de jeter le corps par la fenêtre, ce qu’il fit.

Bibliographie

  • Documents
    • AUBIGNÉ Agrippa (d'), La mort de Coligny | Fichier
    • D'AUBIGNÉ Agrippa, Coligny et sa femme | Fichier
  • Livres
    • BOURGEON Jean-Louis, L’assassinat de Coligny, Droz, Genève, 1992
    • Collectif, L’Amiral de Coligny et son temps, actes du Colloque de Paris (octobre 1972), SHPF, Paris, 1974, p. 795
    • CRÉTÉ Liliane, Coligny, Fayard, Paris, 1985

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