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Gentilhomme huguenot, François de La Noue surnommé « Bras de fer », s'est fait connaître comme chef militaire et mémorialiste des guerres de religion.
| Il appartient à une famille de la noblesse bretonne | ||||
François, seigneur de La Noue Briord, est né en Bretagne en 1531. |
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| Il prend part aux guerres de religion |
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II va prendre part aux guerres de religion : dès la première de ces guerres, il participe à la bataille de Dreux (19 décembre 1562) où le prince de Condé - le chef des protestants - est capturé. Lors de la deuxième guerre (1567-1568), il participe à la bataille de Saint-Denis (10 novembre 1567) où le connétable de Montmorency est mortellement blessé. La paix de Longjumeau (23 mars 1568) qui clôt la deuxième guerre ne dure que cinq mois, « méchante petite paix » écrit La Noue. Dès sa conclusion, les réformés sont envahis de craintes qui vont les amener à chercher des alliances extérieures. En août ils concluent un accord avec les « gueux » en révolte aux Pays-Bas espagnols contre le roi d'Espagne Philippe II qui les réprime de façon terrible. On a parlé alors d'une internationalisation du conflit. Lors de la 3e guerre (1568-1570), il est nommé par Condé gouverneur de La Rochelle et des provinces de Poitou, Aunis et Saintonge, puis il succède à François d'Andelot à la tête de l'infanterie huguenote. En 1572, il rejoint le prince Ludovic de Nassau pour soutenir les révoltés des Pays-Bas. Il s'empare de Valenciennes, puis de Mons, mais, faute de soutien, cette dernière ville est obligée de capituler le 28 septembre 1572. La Noue n'est donc pas à Paris lors de la Saint-Barthélemy. Lors de la quatrième guerre, il est chargé par le roi Charles IX d'une mission délicate de conciliation à La Rochelle entre la ville et le roi. En dépit de la part active qu'il prend aux négociations, il n'obtient rien et quitte la ville (1573). L'édit de paix (édit de Boulogne, juillet 1573) n'a pas été exécuté. Il en conçoit une certaine rancœur qui l'amène à durcir sa position et à modifier son attitude à l'égard du roi. Il se rapproche du parti des Malcontents rassemblés autour de François d'Alençon, le jeune frère du roi. |
| L'homme de lettres |
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Les Discours politiques et militaires, parus en 1587 (dernière édition, Genève, Droz, 1967), sont une œuvre historique d'un intérêt majeur. S'appuyant sur son expérience, l'auteur y analyse avec acuité la situation politique de la France. Il préconise une politique de tolérance tout en manifestant sa foi dans l'action. |