Accueil
Médiathèque Médiathèque Recherche avancée Recherche avancée
Aide Aide Boutique du Musée
THÈMES Glossaire Expositions - Découverte Espace exposition
Informations Informations
DE EN
Accessibilité
ŒUVRES Carnet de visite Carnet de visite Plan du site Plan du site
Agenda
Médiathèque
Glossaire
Carnet de visite
Recherche avancée
Expositions - Découverte
Plan du site
Aide
Informations
Accueil | Thèmes | Les protestants dans la cité - Violence | Les huit guerres de religion (1562-1598) | La Saint-Barthélemy (24 août 1572)
La Saint-Barthélemy (24 août 1572)
En savoir plus Ajouter au carnet de visite Imprimer cette page Envoyer cette page   Précédent 3 / 5 Suivant
Un grand massacre de protestants

Après une tentative de réconciliation religieuse, Charles IX, poussé par les Guise, autorise l'assassinat des chefs protestants ; la situation dégénère en un massacre général.


Un mariage royal

Le traité de Saint-Germain en 1570 - nouvel essai de tolérance civile - qui clôt la troisième guerre de religion, suscite la colère des milieux ultra-catholiques menés par les Guise qui le considèrent comme trop favorable aux protestants.

La reine-mère Catherine de Médicis, dans l'espoir de sceller la réconciliation nationale, favorise le mariage du roi Henri de Navarre, futur Henri IV, qui est protestant avec Marguerite de Valois, sœur de Charles IX. Le mariage qui a lieu le 18 août provoque la venue à Paris de très nombreux nobles protestants de la suite du roi de Navarre.

Remonter en haut de la page La guerre des Flandres ?

Le chef du parti protestant, l'amiral de Coligny, qui a la faveur du roi, incite celui-ci à s'engager dans la guerre des Pays-Bas (ou des Flandres) aux côtés du prince d'Orange, pour soutenir les insurgés soulevés contre Philippe II d'Espagne. Il est convaincu qu'une guerre contre l'Espagne serait le meilleur moyen de réconcilier catholiques et protestants face à un adversaire commun.

Remonter en haut de la page L'attentat manqué contre l'amiral de Coligny

Le 22 août, un attentat est perpétré contre l'amiral de Coligny à sa sortie du Louvre où il assistait au Conseil du roi. L'attentat échoue et l'amiral n'est que blessé. Il est vraisemblable que cet acte soit le fait des Guise, furieusement opposés à la guerre des Flandres, commandités ou non par l'Espagne.

Remonter en haut de la page L'assassinat des chefs protestants

La nouvelle de l'attentat provoque la stupeur. La tension est extrême dans Paris.

Dans la nuit du 23 au 24 août, un Conseil royal se réunit, au cours duquel il est décidé d'assassiner l'amiral de Coligny et un certain nombre de chefs huguenots. La cloche de l'église Saint-Germain l'Auxerrois sonne le tocsin.

L'amiral est sauvagement tué dans son logis et défenestré tandis que de nombreux gentilshommes huguenots sont massacrés au Louvre et en ville, surpris de nuit sans possibilité de défense, « tués comme des brebis à l'abattoir » comme l'a écrit Théodore de Bèze.

Remonter en haut de la page La situation dégénère en massacre généralisé à Paris

Pendant trois jours la tuerie se poursuit dans Paris, échappant au contrôle royal. La violence est extrême. Les catholiques qui portent une croix blanche à leur chapeau s'en prennent à toutes les maisons des protestants. Les rues sont rouges du sang versé. Le nombre des victimes est évalué à 4 000 à Paris. Le 26 août, le roi se rend devant le parlement et revendique la responsabilité du massacre.

Remonter en haut de la page Le massacre s'étend à la province

Au fur et à mesure que la nouvelle se répand en province la violence s'étend : à La Charité, Meaux, Orléans, Lyon et d'autres villes, des Saint-Barthélemy locales ont lieu d'août à septembre 1572. Il y a en tout au moins 10 000 morts en province.

Le pape Grégoire XIII accueille la nouvelle avec enthousiasme : il fait dire des messes d'action de grâce et fait frapper une médaille commémorative.

Remonter en haut de la page La Saint-Barthélemy entraîne une nouvelle guerre

La Saint-Barthélemy est le moment le plus dramatique des guerres de religion et marque le début de la quatrième de ces guerres.

La mort de Coligny, 94Ko.
Bibliographie
Livres
BOURGEON, Jean-Louis, Charles IX devant la Saint-Barthélemy, Droz, Genève, 1995
CROUZET, Denis, La nuit de la Saint-Barthélemy : un rêve perdu de la Renaissance, Fayard, Paris, 1994
GARRISSON, Janine, La Saint-Barthélemy, Complexes, Bruxelles, 1987
Revue
Revue historique
Tome 127, 1989
BOURGEON, Jean-Louis, Pour une histoire, enfin, de la Saint-Barthélemy, pp. 83-142
Notices liées
Dans cette collection
Gaspard de Coligny (1519-1572)
Henri IV (1553-1610)
Théodore de Bèze (1519-1605)
Autres collections
Gaspard de Coligny (1519-1572) Siècles
Henri IV (1553-1610) Siècles
Théodore de Bèze (1519-1605) Siècles
En savoir plus En savoir plus Ajouter au carnet de visiteAjouter au carnet de visite Imprimer cette page Imprimer cette page Envoyer cette page Envoyer cette page   Précédent 3 / 5 Suivant
 © Musée virtuel du protestantisme français