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Accueil | Siècles | XIXe siècle - Portraits | François Boissy d'Anglas (1756-1826)
François Boissy d'Anglas (1756-1826)
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Une existence marquée par la Révolution

Né à Saint-Jean-Chambre (Ardèche) dans une famille réformée (son père est médecin), avocat à Paris, il sera un des membres les plus importants de la communauté protestante lors de la Révolution et au cours des différents régimes qui marquèrent le début du XIXe siècle.

Député aux Assemblées révolutionnaires où il représente la circonscription d'Annonay, il défend les hommes de couleur, protège les libertés des protestants et des prêtres réfractaires ; il sera accusé de vouloir une République protestante. Son rôle modéré est illustré par la journée dite du « 1er prairial » (20 mai 1795) au cours de laquelle, président la Convention envahie par une foule portant la tête d'un député, il salue dignement celle-ci et refuse de céder aux pressions des révolutionnaires. Auparavant, il avait été le promoteur du décret du 3 ventôse, instituant la séparation des Églises et de l'État et la liberté des cultes. Il participe à la rédaction de la Constitution de l'an III (1795), qui souligne le respect de la propriété et le service militaire.

Proscrit au 18 fructidor, il revient en France après le 18 brumaire et se rallie au Consulat. Il sera membre du conseil des Cinq-Cents, président du Tribunat, sénateur et comte d'Empire, pair de France sous la Restauration. En 1814, il est de la commission chargée de préparer la Charte et demande l'égalité des protestants par rapport aux catholiques. Il a un rôle pacificateur lors de la Terreur Blanche de 1815, et défend la liberté des huguenots vis-à-vis des manifestations catholiques. Il est vice-président de la société biblique et membre de 1803 à 1826 du consistoire de l'Église réformée de Paris.

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