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Montpellier et sa région
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Montpellier

Dès le début du XVIe siècle, les doctrines de la Réforme ont atteint Montpellier, en particulier dans les milieux médicaux. Une église est constituée en 1560.

Des luttes armées opposent catholiques et protestants, des édifices religieux sont détruits, la cathédrale Saint-Pierre subit des dommages, mais la Saint-Barhtélemy (1572) ne fait aucune victime.

Place de sûreté protestante dès 1577, Louis XIII s'en empare en 1622 et y confirme les clauses religieuses de l'Édit de Nantes.

De 1624 à 1627 l'actuel lycée est construit pour servir de caserne, puis de prison pour les protestants. Claude Brousson en 1698 et Pierre Durand en 1732 sont exécutés sur l'actuelle Esplanade.

À l'emplacement de la préfecture s'élevait le Grand Temple, bâti en 1583, démoli en 1682.

Remonter en haut de la page L'arc de triomphe du construit à la gloire de Louis XIV

L'arc de triomphe du Peyrou, construit à la gloire de Louis XIV de 1691 à 1693 célèbre la destruction de l'hérésie.

Au milieu du XVIIIe siècle, les cultes sont tolérés et célébrés au mas de Merle. De 1772 à 1792 l'officiant est le pasteur Jacques-Antoine Rabaut-Pomier, second fils de Paul Rabaut.

Après la Révolution, les Réformés acquièrent en 1803 l'ancienne chapelle des Cordeliers de l'Observance (aujourd'hui salle de spectacles rue de Verdun) qu'ils transforment en temple.

Remonter en haut de la page Autour de Montpellier

À l'ouest de Montpellier existent depuis le XVIe siècle des communautés réformées à Pignans, Cournonterral, Cournonsec, Montbazin, Villeveyrac, Montagnac, Béziers regroupaient 450 fidèles au XVIIe siècle et, plus au nord, Bédarieux et Faugères constituaient des communautés protestantes isolées.

À Saint-Pons, la Révocation est appliquée avec douceur par l'évêque du diocèse. Dans tout l'arrière-pays, l'avocat Cambolive soutient la foi protestante après la destruction du temple de Montpellier. Il est condamné aux galères puis sa condamnation est commuée en bannissement.

À Sète, en 1710, débarquèrent les troupes étrangères venues apporter leur soutien aux camisards, et si attendu par eux. Elles tinrent quatre jours avant de rembarquer, après avoir semé la panique entre Sète et Agde.

En 1802, sur les 18 000 protestants du colloque de Montpellier, il en reste encore 13 000 dans l'Hérault, dont 3 000 à Ganges, 2 500 à Marsillargues et Lunel.

Remonter en haut de la page Pyrénées-Orientales

Le Roussillon est resté très fermé à la Réforme. À Perpignan se trouve le seul lieu de mémoire protestant, le Castillet, où sont enfermés des huguenots à la Révocation.

Bibliographie
Livres
DUBIEF, Henri et POUJOL, Jacques, La France protestante, Histoire et Lieux de mémoire, Max Chaleil éditeur, Montpellier, 1992, rééd. 2006, 450 pages
LAURENT, René, Promenade à travers les temples de France, Les Presses du Languedoc, Millau, 1996, 520 pages
REYMOND, Bernard, L'architecture religieuse des protestants, Labor et Fides, Genève, 1996
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