Accueil
Médiathèque Médiathèque Recherche avancée Recherche avancée
Aide Aide Boutique du Musée
THÈMES Glossaire Expositions - Découverte Espace exposition
Informations Informations
DE EN
Accessibilité
ŒUVRES Carnet de visite Carnet de visite Plan du site Plan du site
Agenda
Médiathèque
Glossaire
Carnet de visite
Recherche avancée
Expositions - Découverte
Plan du site
Aide
Informations
Accueil | Siècles | XVIIIe siècle - Le Refuge | Le Refuge en Suisse au XVIIIe siècle
Le Refuge en Suisse au XVIIIe siècle
En savoir plus Ajouter au carnet de visite Imprimer cette page Envoyer cette page   Précédent 4 / 9 Suivant
 

Au XVIIIe siècle, les cantons helvétiques, ainsi que la République de Genève, ont été davantage des lieux de transit que des lieux d'établissement.


La République de Genève

L'adoption de la Réforme par le Conseil Général le 21 mai 1536 et la présence de Calvin ont fait de Genève un cas singulier. Dès les premières persécutions, au XVIe siècle, Genève attire un flux considérable de réfugiés français.

Lors de la seconde vague d'émigration à la suite de la Révocation de l'édit de Nantes, peu de réfugiés s'installent à Genève. Nombreux sont ceux qui y passent -jusqu'à 350 personnes par jour - qui reçoivent aide et secours, mais au XVIIIe siècle, les réfugiés dans leur ensemble ne restent pas à Genève. Le roi de France Louis XIV a imposé à Genève un Résident de France chargé de contrôler les passages et de limiter le nombre des immigrés.

Remonter en haut de la page Les cantons helvétiques

La situation des cantons helvétiques est assez analogue dans la mesure où ils ont déjà absorbé au cours de la première vague de très nombreux réfugiés, mais aussi où ils ne peuvent accueillir des sujets rebelles au roi de France, avec qui ils sont liés par la « paix perpétuelle » conclue avec François 1er et renouvelée avec Louis XIV en 1663. Ce traité permet au roi de recruter dans les cantons suisses les soldats dont il a besoin.

Ainsi, au XVIIIe siècle, de nombreux fugitifs ne font que passer à travers la Suisse, qui leur offre une aide immédiate et les oriente vers les États ou les villes libres d'Allemagne qui proposent aux réfugiés des conditions d'accueil très favorables.

Remonter en haut de la page Le pays de Vaud joue auprès des réfugiés un rôle particulièrement important

Le pays de Vaud accueille un nombre record de réfugiés. Comme à Berlin, au début du XVIIIe siècle, environ le quart de la population de Lausanne est huguenote.

Il existe à Lausanne - et à Genève également - toute une industrie spécialisée dans la réimpression de textes des pasteurs français du siècle précédent.

C'est de là que partent souvent les colporteurs qui introduisent clandestinement en France des Nouveaux Testaments en langue française, des traités religieux ou les écrits des réformateurs. En outre, la ville offre, à travers le Séminaire de Lausanne - créé grâce à Antoine Court en 1729 - une formation théologique aux futurs pasteurs qui se rendront ensuite clandestinement en France.

Depuis Lausanne où il s'est réfugié en 1729, Antoine Court s'emploie à faire reconnaître au Refuge les Églises du Désert. Au synode de 1744, il est nommé, à la suite de Benjamin Du Plan, « député général de l'Église », représentant des Églises du Désert auprès des pays européens.

Bibliographie
Livres
Collectif, La Suisse et le Refuge, accueil et passage, La Table Ronde, Marseille, 1985
FATIO, Olivier (dir.), Genève au temps de la révocation de l'édit de Nantes (1680-1705), Champion, Paris, 1985
MAGDELAINE, Michelle, THADDEN, Rudolf von (dir), Le Refuge huguenot, Recueil de textes, Colin, Paris, 1985
Notices liées
Dans cette collection
Antoine Court (1695-1760)
Benjamin Du Plan (1688-1763)
Le Séminaire de Lausanne (1726-1812)
Autres collections
Le Refuge Thèmes
En savoir plus En savoir plus Ajouter au carnet de visiteAjouter au carnet de visite Imprimer cette page Imprimer cette page Envoyer cette page Envoyer cette page   Précédent 4 / 9 Suivant
 © Musée virtuel du protestantisme français